dimanche 13 septembre 2009

Méditation dominicale à l'abbaye de Fontenay.



XIVe siècle.
Gisant du Chevalier de Mello d'Epoisses et de son épouse.
Le moine lisant y est vu de dos.
Abbaye de Fontenay, 13 septembre 2009.



Éloignons-nous un instant des chemins tout tracés de la bibliophilie traditionnelle pour nous enfoncer dans les méandres de la pensée spirituelle et la méditation champêtre.

Ce dimanche a été l'occasion d'une courte retraite dans les murs et les bois de l'abbaye de Fontenay, haut lieu spirituel de ma chère Bourgogne.

Je vous en ai rapporté une photographie et une phrase à méditer.

La photographie est celle d'un détail d'un gisant qui se trouve dans la partie sud du transept de l'église de l'abbaye. Ce gisant est celui du Chevalier Mello d'Epoisses et de son épouse, issus d'une noble famille de Bourgogne. Le long de la jambe droite de la Dame de Mello, on peut voir un joli sujet sculpté, il s'agit d'un moine lisant.

Détail du gisant ci-dessus.
Moine lisant vu de coté.
Ce moine lisant prie pour le repos éternel de l'âme de la défunte.


La phrase à méditer que je vous rapporte de cette courte pause dominicale et champêtre (Fontenay se situe dans un vallon boisé loin de tout le tumulte des hommes) est une phrase de Saint Bernard, la voici :

"On apprend plus de choses dans les bois que dans les livres ; les arbres et les rochers vous enseigneront des choses que vous ne sauriez entendre ailleurs ..." (Saint Bernard, Epist. CI.)

Cette citation a été reproduite dans la partie musée de l'abbaye. C'était en quelque sorte la règle que devaient suivre les cisterciens installés à Fontenay dès 1147.

Je vous laisse sur cette belle image et ces belles paroles pour finir ce dimanche.

Trouver en un même lieu une représentation du livre gravé dans la pierre, et une pensée qui vous en éloigne pour vous rapprocher de la nature... j'ai trouvé le paradoxe suffisamment élevé pour le partager avec vous.

Bon dimanche,
Bertrand

2 commentaires:

Pierre a dit…

Vous me tendez la perche, Bertrand.

Un seul mot : Amen ! Pierre

Textor a dit…

Merci Bertrand. Joli paradoxe, effectivement, résolu par Galilée qui a dit: « la nature est un livre écrit en langage mathématique ».
Ma sortie dominicale de l’après-midi m’a mené dans la maison de Pouchkine. Il possédait une grande bibliothèque (4500 livres) - que je n’ai malheureusement pas pu photographier car c’était interdit ! – C’est là qu’il est décédé après s’être battu en duel. Ses derniers mots ont été : « Adieu, mes amis » en regardant ses livres….
T

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