mardi 2 mars 2010

Les Dames Célèbres du Temps Jadis. ( De Claris Mulieribus – 1521)


Mais où est donc passée Flora la belle romaine ? Alcipiade et Thaïs ? Et Jehanne la bonne lorraine qu’anglais brulèrent à Rouen ? Ne cherchez plus, Ravisius Textor les a toutes rassemblées pour vous !

On ne présente plus le Textor, ce pédagogue de la Renaissance, élève puis professeur au collège de Navarre, recteur de l’université de Paris, grand compilateur devant l’Eternel, qui a déjà fait le buzz sur ce blog avec deux de ses best-sellers, l’Offinae Epitome et le Cornucopiae.

Un an après l’Officinae, en 1521, Ravisius Textor publie un nouvel opus, chez Simon de Colines, dont le titre est tout un programme : De Memoralibus et claris Mulieribus Aliquot Diversorum Scriptorum Opera. C'est-à-dire Divers Traités de divers auteurs touchant les femmes illustres. (1)


Fig 1. Page de titre avec la marque aux lapins de Simon de Colines.


Simon de Colines secondait Henri 1er Estienne dans son atelier de la rue Jean de Beauvais. Après la mort de ce dernier en 1520, il prit la direction de l’imprimerie jusqu’en 1526, avant de le restituer à son pupille, Robert Estienne. C’est pendant ces années qu’il utilisa la marque aux lapins.

Le De Claris Mulieribus est un recueil de biographie de femmes célèbres, c’est l’ouvrage du 16ième siècle le plus complet du genre. Pour ne pas faillir à sa réputation, Ravisius Textor a compilé, sans faire de synthèse, tous les textes qu’il a pu trouver à la gloire du sexe féminin. Un vaste sujet, vous en conviendrez !

Le thème n’est pas neuf. Prolongeant la littérature courtoise, nombre d’auteurs ont déjà disserté sur les vertus féminines et se sont fait le champion des dames. Il suffit de constater la fréquence des rééditions de Martin le Franc.

La source d’inspiration est venue d’Italie avec Boccace et son De Claris Mulieribus, écrit à la cour de Naples, dans les années 1361-1362. Il lance le genre avec un recueil de 106 biographies de femmes fictives ou réelles de l'Antiquité au Moyen Age. Puis c’est Jacques-Philippe de Bergame (Iacobus Philippus Bergomensis), un moine augustin disparu juste un an avant la publication du livre du Textor, qui adapte et complète Boccace dans un De Claris Mulieribus, publié pour la première fois en 1497. A sa suite, bien d’autres auteurs s’attacheront à démontrer la noblesse et supériorité des femmes, Symphorien Champier, auteur de « la Nef des Dames vertueuses » (1503) mais aussi Cornelius Agrippa de Nettesheim, auteur du « De Notabilitate & praecelentia foeminei sexus » (1509).

Pourquoi tant de livres sur ce thème, me direz-vous ? Bonne question mais je n’ai pas vraiment la réponse. Peut-être faut-il y voir une émergence du féminisme et de l’égalité des sexes, liée au néo-platonicisme de Ficin. Cette vague s’étendra jusqu’au milieu du XVIe siècle, puis les guerres de religion, la ligue, l’atmosphère ayant changé se prêtera mal à ces courtois débats. L’un des derniers textes notables parait en 1555, c’est le fameux « Fort inexpugnable de l’honneur du sexe féminin » de François de Billon.

De surcroit, nos auteurs cherchaient la protection d’une dame de haut lignage, et le discours apologétique des dédicaces traduit souvent leur intention. Ainsi, Jean Marot écrit son « Vray Disant, advocate des Dames » pour Anne de Bretagne, en 1500, alors qu’il est son secrétaire. Anne de France, Louise de Savoie, Marguerite de Navarre auront aussi droit à des dédicaces empressées qui témoignent du rôle important joué par les femmes dans la transformation des mœurs aristocratiques.

De manière paradoxale, c’est aussi pendant le XVIe siècle que va fleurir toute une littérature teintée de satire misogyne qui puise dans un vieux fonds classique de grivoiseries proverbiales et d’arguments tirés des Anciens et des Pères de l’église. (Ève est la première incarnation catastrophique de la malice féminine tandis que Pandore en est l’équivalent païen, etc …). Dans cette veine, on peut citer « les Controverses » de Gratien du Pont de Drusac (1534)

Ravisius Textor, lui, adresse sa dédicace, datée du 8 Juillet 1521, à Jeanne de Vuignacourt, épouse de Charles Guillard, Président du Parlement de Paris, personnage considérable. Plusieurs lettrines de départ, spécialement taillées pour cet ouvrage, portent les armes des Vuignacourt et des Guillard.


Fig 2. La dédicace de Ravisius Textor à Jeanne de Vuignacourt, épouse du Président Guillard.


Cette préface laisse transpirer peu de chose des idées du Textor sur l’éternel féminin. D’ailleurs, comme il l’explique lui-même, plongé dans ses livres, il ne connaissait guère de femme et aucune digne de représenter les femmes célèbres de son ouvrage. Le choix de Jeanne de Vuignacourt a été fait sur les conseils d’un ami, Louis Lasserre, et c’est ce dernier qui fait valoir les vertus de Jeanne de Vuignacourt dans une argumentation que Ravisius Textor reproduit et approuve entièrement !!

Ces vertus qui rendent Jeanne digne de l’honneur qui lui est fait sont (i) l’austérité avec laquelle elle éduque ses enfants (ii) son amour du travail malgré sa richesse (iii) sa dévotion dont elle donne des preuves en engageant 3 de ses 6 enfants dans les ordres …

Le recueil débute avec le livre de Plutarque sur les femmes vertueuses de l’antiquité, (De Virtutibus Mulierum) traduit par l’italien Alamanum Ranutinum, publié en 1485, puis vient la somme de Jacques-Philippe de Bergame dédiée à Béatrice d’Aragon, qui constitue le corps principal de l’ouvrage, dont les notices peuvent être de la plus parfaite fantaisie, comme celle-ci consacrée à Orithie, reine des Amazones.


Fig 3. Orithie, reine des Amazones. Le texte débute avec une lettrine dont le style ne se retrouve dans aucun autre des nombreux bois de cet ouvrage.


Suivent enfin des textes tirés de Jean de Pins (Sainte Catherine de Sienne), Battista Fregoso (Sainte Elisabeth de Schenau, Sainte Hildegarde) et Raffaele Maffei, auxquels sont joints des compositions de Ravisius Textor lui-même. Notre compilateur réserve une place de choix à Jeanne de Navarre, duchesse de Champagne, fondatrice du collège de Navarre où le Textor enseignait.


Fig 4. La biographie de Jeanne de Navarre et l’histoire de la création du Collège.


Parmi les héroïnes qui méritent une mention particulière, nous retiendrons le poème épique néo-latin de Valerand de la Varanne, consacré à Jeanne d’Arc. Publié pour la première fois en 1516, c’est ici la seconde édition. (2) « L'intérêt principal de ce poème latin n'est pas pour nous dans l'affirmation de certains faits, mais dans l'expression des idées admises ou pouvant être admises dès son temps sur Jeanne d'Arc, et, de ce point de vue, l'œuvre de Valerand est de première importance »(3)


Fig 5. Poème de Valerand de la Varanne sur la Pucelle d’Orléans.


Il fait écho au texte de Jacques-Philippe de Bergame sur la Pucelle (ff 138 et s.). La relation des faits et des prouesses de Jeanne d’Arc, tirée très certainement de témoignages directs, est très proche d’une autre relation de l’italien Sabadino, que Th de Puymaigre a comparé dans une étude fort détaillée publiée en 1882. (http://www.stejeannedarc.net/livres/Puymaigre_Sabadino/Puymaigre_Sabadino.pdf)

Par exemple, le moine de Bergame nous décrit la Pucelle comme étant de petite taille, mais de corps robuste, avec un visage rustique et des cheveux noirs : «Erat brevi quidem statura, rusticanaque facie et nigro capillo, sed toto corpore prævalida».

Rien de tel qu’un retour aux sources pour casser un mythe !!

Et, last but not least, je ne pouvais pas terminer cette brève présentation sans dire un mot d’Anne, Reine de France et duchesse de Bretagne, célébrée dans tout le pays breton, disparue 6 ans auparavant.


Fig 6. Anne de Bretagne.




Fig 7. Reliure anglaise du XVIIIe siècle, le présent exemplaire appartint au Comte de Macclesfield.

Bonne Journée, Dames Vertueuses !

TEXTOR SECUNDUS

(1) Description / In-Folio.de 219 (en fait 221) ff.(2 ff non numérotés sont intercalés entre les ff. 176 et 177), [ii] (mq le dernier f blanc). BM STC Fr. C16 p. 373. Adams R201. Renouard, Colines p.20. Moreau III, 233. not in Schreiber
(2) Voir Brunet V, 1085
(3) Lanery d’Arc, le livre d’Or de Jeanne d’Arc, 1894

32 commentaires:

Bertrand a dit…

Merci Textor secundus !

J'adore cette page de titre à la fois sobre et élégante. Paris peut s'enorgueillir d'avoir produit les plus belles pages de titre au monde dès les début de l'imprimerie. Enfin, c'est mon avis.

On ne dira rien des pages de titre des éditions anglaises du XVIe et du XVIIe siècle. Le pauvre Shakespeare s'en retourne encore dans son caveau...

B.

Textor a dit…

Bertrand,

Je vois que le fait d'apprendre que Jeanne d'Arc était courtaude et avait du poil aux pattes n'a pas entamé votre bonne humeur !

C'est vrai que les pages de titre sont souvent très pures aux 16ème, au moins en Franc eet en Italie, les siècles suivants ne poursuivront dans le même goût, qui était pourtant plus proche de notre style moderne.

Bertrand a dit…

Dans un registre similaire, voir au milieu du XVIIe siècle, La galerie des femmes fortes du jésuite Pierre Le Moine (1ere édition en 1647).

Lire sur les femmes "fortes" : http://www.revue.inventaire.culture.gouv.fr/insitu/insitu/article.xsp?numero=&id_article=saunier-743

N'empêche que moi, je préfère Françoise... ou sa copine...

B.

Pierre a dit…

Cette galerie de femmes célèbres a ceci de bon que Ravisuis Textor semble être insensible à notre penchant moderne qui est d'embellir le portrait d'un personnage quand on veut le magnifier. Il s'attache au texte original et ne réécrit pas l'histoire.

Jeanne d'Arc était courtaude et plutôt râblée, ce qui n'enlève rien à ses exploits mais ce qui peut expliquer sa virginité.

Est-il écrit qu'Anne de Bretagne boitait dans cet ouvrage ? Il est temps que Ravisuis Textor casse un mythe. Pierre

Textor a dit…

Pierre, puisque vous semblez vouloir faire une étude approfondie sur la vertu des femmes en rapport avec leur physique, je vous invite à ouvrir le lien qui conduit à l'article de Puymaigre, car la controverse sur le physique de jeanne d'Arc est loin d'être close. Sabadino, puisant pourtant aux mêmes sources, la décrit comme une jolie blonde élancée ... lequel dit vrai ?... la version italienne renforcerait le côté mystérieux de la virginité.

En ce qui me concerne, j'ai une autre idée pour expliquer la chose: l'armure, Pierre, l'armure !!
T

Bertrand a dit…

Moi qui m'était mis en tête Milla Jovovich dans le rôle titre... j'ai l'air mâlin maintenant.

En même temps si c'était moi qui avait fait le casting, j'aurais choisis Gwyneth Paltrow... et tous les anglais, français et belges réunis seraient tombés à ses pieds !

On s'éloigne de la bibliofolie mais si peu...

B.

Textor a dit…

Pour revenir à la bibliophilie (enfin presque) une question me taraude : Jeanne de Vuignacourt était-elle la jolie midinette qu'on se plait à imaginer. La réponse va être difficile à trouver... Ravisius Textor ne s'est pas laissé aller à quelques grivoiseries...aucun indice dans sa dédicace.

Ce qui m'amuse ce sont les armes des Guillard - Guignacourt qui se retrouve dans de nombreuses lettrines (la pratique était-elle fréquente ? je ne l'avais jamais vue): d'un coté on trouve des fleurs de lys et de l'autre un tas de caillous !! si Jeanne est du coté du tas de caillous, elle devait être jolie pour s'allier aux fleurs de lys ! Dans le cas contraire ...
cqfd.

T

Textor a dit…

Remarque ampliative : j’ai cherché à coller, avec les moyens du bord, au thème imposé par Bertrand, cette semaine : les femmes bibliophiles. En effet, Anne de Bretagne, Jeanne de Vuignacourt, la Reine Margot, ne se contentaient pas de protéger les auteurs, elle possédaient aussi des livres.
Ainsi, Anne de Bretagne possédait sa propre bibliothèque contenant une cinquantaine d’ouvrages sur la religion, la morale, l’histoire, etc. On y trouve notamment des Livre d'heures (les Grandes Heures, les Petites Heures, les Très Petites Heures, les Heures, inachevées), la Vie de sainte Anne, les Vies des femmes célèbres de son confesseur Antoine Dufour, le Dialogue de vertu militaire et de jeunesse français, etc…
Un exemplaire ayant appartenu à Anne de Bretagne est passé récemment en vente publique, dans une reliure en semé de fleurs de lys et d’hermines. Il m’a malheureusement échappé !
T

Vincent P. a dit…

Encore une fois un très bel article Textor, bravo pour votre érudition toujours accompagné d'humour.

Je dois avouer "tiquer" sur la reliure, qui me semble plus 19eme dans le goût 18eme que 18eme...Anglaise vraisemblablement oui.

Vincent P.

Anonyme a dit…

Bonsoir Vincent,
J'ai acquis moi aussi un ouvrage à la même vente que Textor ; la reliure, sans être identique, comporte plusieurs fers identiques et la facture semble bien être du XVIIIe s., avancé, peut-être...

Philippem

Textor a dit…

Bonsoir à Vous, Philippem et Vincent ! Et merci pour vos commentaires.

J'ai aussi tiqué sur la reliure quand le libraire m'a dit "18ème", mais comme c'est une reliure anglaise, que je n'y connais pas grand-chose en reliure anglaise, et que Bertrand dirait qu'il faut que je m'estime déjà heureux si les plats ne se détachent pas, je n'ai rien dit.

Je n'ai pas acquis ce livre dans une vente mais chez un libraire de Londres, il semble que cet exemplaire soit resté longtemps chez le Earl of Macclesfield. Je n’ai pas encore fait de recherche sur cette bibliothèque, le librairie m’en parlait comme si cette destination prestigieuse était une évidence (Comme il m’aurait dit Exemplaire Beraldi)

T

Textor a dit…

Je précise encore que le libraire anglais était une libraiRE, qu'elle n'avait pas de poil aux pattes contrairement à Jeanne d'Arc, et que j'aurais peut-être du rester plus longtemps pour me faire expliquer l'histoire de la reliure anglaise à travers les ages... :)

Anonyme a dit…

Textor,
Je pensais que vous l'aviez acquis lors de la vente de la "library of the earls of Macclesfield removed from Shirburn castle" (!!!). Onzième vente, Sothebys, 2 octobre 2008, lot 4707.
C'est donc votre libraire anglaise qui l'avais acheté...
Bien cordialement

Philippem

Textor a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Textor a dit…

Philippem,
Je n'avais pas vu passer cette vente. Ne me dites pas quel prix ce lot a fait, je risque d'être déçu. ... Et puis si finalement, dites moi combien il a fait !
Codialement
Textor

Vincent P. a dit…

1375£ frais compris.
library of the earls of Macclesfield removed from Shirburn castle"

Vincent P.

Eric a dit…

1375 GBP.

Superbe vente (je parle en fait de la partie scientifique, 6 ventes de mars 2004 à Octobre 2005, qui constitue pour moi une référence).

Eric

Vincent P. a dit…

Voici le lien de la vente (que de choses!!):

http://browse.sothebys.com/?&cat=1&event_id=28750&g=1&i=1&sale_id=L08406&nb=1&dp=Books+and+Manuscripts&is_past=1

Et le lien des résultats:

http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotResultsDetailList.jsp?event_id=28750&sale_number=L08406

Vincent P.

Vincent P. a dit…

Et avec le calculateur de Sotheby's au 02 Octobre 2008 cela correspondait à 1746,66 euros.

Vincent P.

Textor a dit…

Merci pour le lien, belle vente en effet.
Bon je suis rassuré, j'ai acquis ce livre en octobre dernier, entre temps la livre s'est effondrée, la libraire a fait une jolie marge et son client est content car à 2500 euros il estime avoir fait une bonne affaire...

Bertrand a dit…

Même provenance, celui-là m'aurait bien plus : http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotDetail.jsp?sale_number=L08406&live_lot_id=4310

On peut rêver...

B.

Anonyme a dit…

Bertrand,
Si cet ouvrage vous plaît vraiment, il faut vous adresser à la librairie Sourget qui le vend à présent (95000 euros tout de même). Dépéchez vous, je suis preneur moi aussi...

Mon préféré dans cette vente était :
www.sothebys.com/app/live/lot/LotDetail.jsp?sale_number=L08406&live_lot_id=4772

Philippem

Bertrand a dit…

Bon, merci du tuyau... je passe un rapide coup de fil à Chartres et je reviens.

Nannnn ! j'déconne (comme diraient les d'jeunes)...

Votre sélection n'est pas mal non plus. Belle reliure.

A voir tous ces beaux livres je finis par me dire que décidément c'est tout même une belle déveine que d'être né de la cuisse de prolétaires morvandiaux-dauphinois.

B.

Vincent P. a dit…

Moi c'est celui-là, imprimé sur peau de velin...

http://www.sothebys.com/app/live/lot/LotDetail.jsp?lot_id=159447453

Pourquoi ne sommes-nous pas nés "fils de" Bertrand??

Vincent P.

Bertrand a dit…

Pas mal. Barre très haute !

Il faut se méfier avec les "fils de"... on n'est pas toujours "fils de" comme il faut...

B.

Textor a dit…

Amusant, le bois de Verard du lot 4310 est celui que vous aviez présenté sur votre site l'année dernière. Nous nous étions toturé les miniges pour savoir si le sens de l'attache du livre du dessin en faisait une reliure allemande ou française !!

Personnellement, je n'aime pas beaucoup les bois qui ont été peint après coup, la plupart du temps par des élèves des Beaux-Art aux XIXème siècle.

t

Textor a dit…

A nous'ot y reste les vide-greniers, les déballages aux puces dans la lueur blafarde du petit matin. Au moins on entre pas en concurrence avec Sourget !!
T

Bertrand a dit…

Que vous croyez Textor... que vous croyez !

Des espions et des envoyés spéciaux partout, c'est certain !

Un livre chiné à 100 euros sur une brocante peut finir à 10.000 euros ailleurs...

B.

Vincent P. a dit…

Très très vrai Bertrand: nous savons bien que certains beaux ouvrages de grands catalogues sont passés par de bien étranges cheminements, et pour quelques uns des greniers ou manettes à quelques euros pour finir à plusieurs dizaines de milliers...

J'ai vu un jour une manette achetée à Drouot 100 euros par un italien, qui en a auusitôt extrait un minuscule ouvrage. Un franco-italien lui en a proposé 10.000 de suite, puis 25.000! Aux dernières nouvelles le livre est dans un coffre en Italie. Je ne sais pas ce que c'était!

Quant aux "fils de", oui je me rends bien compte que certains/es ne sont pas très, enfin pas trop...Non, c'est sans doute juste de la jalousie ;)

Vincent P.

Bertrand a dit…

Dans ma situation, et uniquement pour me consoler, je me dis souvent (toujours), que plutôt qu'un gros porte-monnaie je me dois toujours d'avoir un bon œil.

En parlant d'œil, je viens d'acheter un livre imprimé à Venise en 1544... au nez... la suite au prochain épisode.

B.

Textor a dit…

Quoi ?? Qu'est-ce ?? un livre de 1544 ? et de Venise? Et qui m'aurait échappé ? Nous voulons en savoir plus immédiatement !! :)

Bertrand a dit…

Pas pour vous Textor. La qualité n'y est pas assez. Mais je vous dirai... quand j'en saurai plus moi-même...

B.

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